Le vocabulaire de la RSE : les mots que tout consultant RSE devrait connaître… et savoir expliquer simplement
Quand on travaille dans la RSE, on utilise vite des mots qui peuvent perdre son interlocuteur en chemin. Pourtant, le rôle d'un consultant RSE, c’est aussi de rendre ces concepts accessibles, compréhensibles, concrets. Parce qu’une stratégie RSE qui ne parle qu’à ceux qui l’écrivent… ne sert à rien !
On t’a préparé une petite liste des incontournables du vocabulaire RSE à bien maîtriser (et surtout à bien vulgariser).
Ready ?
C’est partiiii
Définition RSE #1 : Responsabilité Sociétale des Entreprises
OK, c’est la base et c'est donc une définition que tu connais peut-être sans doute déjà.
La RSE, c’est l’engagement volontaire d’une entreprise à prendre en compte les enjeux sociaux, environnementaux et économiques (également appelés les piliers du développement durable) dans son activité, en impliquant leurs parties prenantes.
Concrètement : comment une organisation limite son impact négatif (pollution, discrimination, exploitation ...) et maximise son impact positif (inclusion, biodiversité, innovation responsable...) ?
Ta mission en tant que consultant RSE : ne pas laisser « RSE » être un sigle flou. Pose toujours la question : « concrètement, que veut dire le terme RSE pour l'entreprise que j'accompagne ? »
Définition RSE #2 : Parties prenantes
Les parties prenantes, ce sont toutes les personnes ou organisations concernées par l’activité de l’entreprise : collaborateurs, clients, fournisseurs, actionnaires, associations, collectivités, riverains…
Si ton client ne sait pas qui elles sont, il ne sera pas possible de construire une stratégie RSE vraiment efficace (on ne pourra pas les identifier, dialoguer avec elles pour comprendre leurs attentes et préoccupations, et co-construire la stratégie RSE avec elles).
Vulgarise : « Les parties prenantes, ce sont toutes les personnes qui peuvent avoir une influence sur votre entreprise… ou que votre entreprise peut impacter. »
Définition RSE #3 : Matérialité… et double matérialité
Oui, le terme « matérialité » fait un peu jargon, mais c’est une brique clé de toute stratégie RSE sérieuse. L’analyse de matérialité, c’est ce qui permet d’identifier les enjeux les plus importants pour l'entreprise ET pour ses parties prenantes. En gros : où sont les priorités, là où ça compte vraiment.
Vulgarise : « C’est une logique de priorisation des enjeux RSE, une sorte un filtre qui aide à savoir où concentrer ses efforts. »
Mais attention : aujourd’hui, on parle de plus en plus de double matérialité. Qu’est-ce que ça veut dire ?
La double matérialité, c’est regarder dans les deux sens :
- Comment les enjeux environnementaux et sociaux impactent l’entreprise (risques pour le business, par exemple le changement climatique qui menace la chaîne d’approvisionnement).
- Comment l’entreprise impacte la société et l’environnement (ses propres émissions, la pollution générée, etc.).
Explique-le simplement : « D’un côté, ce qui peut fragiliser votre activité, y compris sur le plan financier. De l’autre, les conséquences de votre activité sur le monde autour (Société et Environnement). »
C’est cette logique qui est maintenant demandée dans plusieurs cadres réglementaires (CSRD, Taxonomie européenne…). Si ton client n’a pas entendu parler de la double matérialité, c’est le moment de l’éclairer !
Définition RSE #4 : Gouvernance
C’est la manière dont l'entreprise prend ses décisions : qui décide, comment, avec quelles règles ?
Une bonne gouvernance, c’est de la transparence, de l’éthique, de la participation. Pas juste une case à cocher.
On parle aussi de gouvernance RSE pour parler d'intégration de la stratégie RSE dans la stratégie générale de l'entreprise.
Simplifie : « Est-ce que les bonnes personnes sont autour de la table ? Est-ce qu’on écoute les bonnes voix ? Quels sont les processus en place pour intégrer la RSE dans les projets d'entreprise ? »
Définition RSE #5 : Bilan carbone / Empreinte carbone
Deux expressions qu’on croise tout le temps, parfois utilisées à tort et à travers.
Le bilan carbone (on parle plutôt de Bilan GES, le terme bilan carbone étant déposé), c’est la mesure des émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par l’activité de l'entreprise (production, déplacements, énergie, etc.).
L’empreinte carbone va parfois plus loin, en intégrant aussi les émissions liées à l’usage des produits.
À vulgariser : « Combien de CO₂ l'activité de l'entreprise émet-elle dans l’atmosphère ? Et où sont les plus gros postes d’émissions ? »
Définition RSE #6 : Impact positif
C’est LA notion à remettre au cœur des discussions. Faire de la RSE, ce n’est pas juste « limiter la casse ». C’est aussi générer des bénéfices sociaux et environnementaux.
Par exemple : favoriser l’emploi local, soutenir la biodiversité, rendre accessible un service à des publics vulnérables…
Pose la question : « Comment est-ce que l'activité de l'entreprise peut faire vraiment du bien, tant à la Société qu'à l'Environnement ? »
Une formation gratuite à la RSE pour appréhender le vocabulaire
Un bon consultant RSE, ce n’est pas celui qui empile les sigles, c’est celui qui fait comprendre les enjeux avec des mots simples. Ton client ne doit pas sortir d’une réunion avec toi en ayant besoin d’un dictionnaire.
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